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Quand l’invisible devient visible ! La science rayonne et nous éclaire

Publication : par Angélique BODINIER

Jeudi 09 avril et vendredi 10 avril, tous nos élèves de 3ème ont expérimenté avec les ingénieurs de la société savante SFEN (Société Française
d’Energie Nucléaire).
Ces ateliers ont fait suite aux nombreux travaux réalisés par les élèves sur le thème des Energies.

Messieurs Michel PINGARD, Jean-François SORNEIN, Yves ROINEL et Marc DEBUIGNE, tous ingénieurs ont généreusement animés 3 ateliers :
 La radioactivité et la santé
 Les Energies
 La Radioactivité naturelle et les déchets nucléaires
A chaque atelier, les élèves ont pu expérimenter eux même et ainsi mieux comprendre ces concepts et leurs applications. Pour chaque classe les applications médicales ont fait l’unanimité.
Toutefois le point d’orgue a été atteint lorsque les élèves ont pu reproduire certaines expériences des Prix Nobel Irène et Frédéric Joliot-Curie.
Un temps véritablement EXTRAORDINAIRE pour nos élèves !
Ces ingénieurs nous ont montré comment avec du brouillard, on peut voir l’invisible grâce à la chambre à brouillard.
Suivons les :
« Un faux brouillard est fabriqué. Qu’est-ce que le vrai brouillard ?
C’est juste de la vapeur d’eau, comme celle que vous observez le matin lorsqu’il fait froid, elle va se condenser, elle va former des gouttelettes d’eau.
Ces gouttelettes, brouillent la lumière, donc vous n’y voyez plus rien.
Mais pour se former elles ont besoin de s’accrocher à des petites poussières qui sont dans l’air.
Et bien dans la chambre à brouillard, s’est presque pareil, on génère un début de brouillard avec des vapeurs d’alcool en absence des poussières de l’air.
Donc au départ, il n’y a pas de brouillard et pourtant regardez ce qu’on y voit. Des petites traces, ce sont des « mini-brouillards ».
Chaque fois ici en fait, il y a une particule qui vient de quelque part dans la pièce, qui passe, à travers la vapeur et qui crée derrière elle une petite trainée de gouttelettes liquides comme un brouillard.
Et là, vous devez vous dire c’est quoi ces particules qui traînent dans la pièce ?
Et bien, c’est la radioactivité ambiante, partout autour de nous il y a un peu de radioactivité et ce sont des particules alpha et autres que l’on peut voir passer ici. »

Les élèves sont fascinés, ils n’en reviennent pas !
Effectivement, la chambre à brouillard est à cet égard un important outil pédagogique.
Elle permet de montrer simplement que des particules invisibles nous traversent en permanence, sans que nous en ayons conscience. Elle a permis à nos élèves de « voir » l’invisible en matérialisant les trajectoires de particules invisibles à l’œil nu, comme les particules alpha et beta.
Historiquement le physicien Wilson, passionné par ses possibilités, en deviendra le spécialiste et contribuera à son perfectionnement.
Comment fonctionne une chambre à brouillard ?

Elle contient de l’alcool chauffé pour le transformer en vapeur, celle-ci se condense sur la plaque refroidie à basse température (comme un congélateur) au-dessus de laquelle se maintient une fine couche de gaz instable.
Lorsqu’une particule, comme une particule alpha, traverse la chambre, elle ionise l’alcool sur son passage : elle arrache des électrons aux atomes, créant des ions, c’est-à-dire des particules chargées. Ces ions perturbent l’équilibre à l’intérieur de la chambre et deviennent des points où la vapeur d’alcool se condense. Autour d’eux, de minuscules gouttelettes se forment, dessinant une traînée de brouillard visible qui révèle le trajet de la particule, un peu comme ma trace qu’un avion laisse dans le ciel.
INCROYABLE, rendre visible pour tout un chacun l’invisible !
En les plaçant au cœur des expérimentations, les ingénieurs ont parfaitement semé pour l’avenir de tous nos collégiens. Ces temps ont permis un renforcement de leurs compétences.
En effet, ces expérimentations ont fait suite à un grand travail mené par les élèves de 3ème sur les énergies renouvelables en lien avec les éco-délégués. Pour cela, nos jeunes se sont appuyés sur les données du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du
Climat) afin de tenir compte des recommandations de la COP 21 pour les GES (Gaz à Effet de Serre) et ainsi réaliser et animer des Fresques du Climat en direction de leurs pairs.
Ces ateliers seront suivis par un temps d’exploitation de l’exposition prêtée par la Sfen.
Souhaitons qu’alors nos jeunes collégiens comprendront encore mieux la place du nucléaire dans notre société et les domaines dans lesquels cette énergie est utilisée.
J’espère aussi qu’ainsi ils acquerront une vision plus fine, plus précise et plus exhaustive des défis énergétiques qu’ils auront à mener face au réchauffement climatique.

Encore bravo à tous les ingénieurs pour leur énergie !