Vendredi 13 février 2026 à 11h15 : 3, 2, 1, Feu ! ChlorISS : l’expérience botanique et éducative de Sophie Adenot est lancée
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Après les expérimentations menées sur le Blob en 2021 à bord de la Station spatiale Internationale (ISS), par l’astronaute français Thomas Pesquet, c’est au tour de Sophie Adenot !
Durant sa mission Epsilon, l’astronaute française Sophie Adenot étudiera la croissance des graines d’Arabète des dames (Arabidopsis thaliana) et de Mizuna (Brassica rappa) dans la station spatiale internationale (ISS), tandis que des milliers d’élèves reproduiront le même protocole au sol pour comparer les effets de la gravité.
Aujourd’hui, vendredi 13 février 2026 à 11h15, les élèves de la classe de 3E ont eu l’immense chance de pouvoir suivre en direct le décollage de l’astronaute française de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), Sophie Adenot, pour la mission Epsilon à bord de la Station spatiale internationale.
3, 2, 1, Feu ! Un programme unissant toute l’humanité est lancé !
Pendant huit mois, elle mènera plus de 200 expériences scientifiques.
Parmi elles, dix seront françaises.
Après PhysioTool, Echo-Bones, EchoFinder, MultISS et MatISS, nous allons nous intéresser à l’expérience éducative ChlorISS.
Ce projet est piloté par le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) , il invite les élèves à observer la croissance de végétaux en apesanteur.
C’est génial car s’affranchir de la gravité est un paramètre difficile à réaliser sur Terre !
En suivant un protocole identique à celui de l’astronaute, des milliers de classes françaises participeront à cette aventure depuis le Terre.
Une étude comparative de biologie végétale : le choix de l’Arabette et de la Mizuna.
L’expérience ChlorISS repose sur l’observation de deux plantes de la famille des brassicacées : l’Arabette des dames (Arabidopsis thaliana) et la Mizuna (Brassica rapa japonica).
L’Arabette des dames est considérée par les chercheurs comme un organisme modèle.
Son génome a été entièrement séquencé et décodé.
La Mizuna, une sorte de moutarde japonaise, a été choisie pour ses graines plus volumineuses facile à manipuler.
Un protocole scientifique partagé entre l’espace et les classes : Dix jours d’observation sous l’influence lumineuse :
L’expérience se déroule sur une période de 10 jours.
A bord de l’ISS, Sophie Adenot utilisera une boîte spécifique contenant 12 boîtes de Pétri.
Le premier jour, elle injectera de l’eau à l’aide d’une seringue pour irriguer les graines par capillarité, comme une éponge absorbant un liquide.
Durant les 5 premiers jours, la lumière ne proviendra que d’un seul coté de la boîte.
Sophie Adenot prendra ensuite des photos et modifiera l’orientation de l’éclairage pour les cinq jours restants afin d’observer comment les plantes réorientent leur croissance.
Cette expérience ChlorISS consiste donc en une comparaison de la germination et de la croissance des plantes entre l’apesanteur à bord de l’ISS et la gravité terrestre sur Terre.
Ces deux types de graines ont déjà volé à bord de l’ISS ce qui facilitera l’expérimentation.
Cette boîte va arriver dans l’ISS au printemps et Sophie Adenot démarrera les expériences début mai.
Elle disposera alors des graines sur des papiers absorbants et exposera la boîte à la lumière de différentes manières pour voir comment les pousses réagissent.
Une expérimentation pédagogique pour mobiliser tous les jeunes, plus de 4500 établissements vont participer !
Les élèves vont dans un premier temps commencer par réaliser la boîte qui contiendra les boîtes de Pétri.
Cette boîte sera en carton.
L’un des enjeux techniques sera la manipulation des graines d’Arabette, très petites.
En effet un petit tube peut en contenir environ deux cents.
Ce projet s’inscrit parfaitement dans les programmes du cycle 4 de SVT !
Les élèves vont suivre exactement le même protocole que dans l’ISS.
A savoir cinq jours avec la lumière d’un côté, cinq jours avec la lumière d’un autre côté et une prise de photographies le plus souvent possible pour pouvoir comparer les résultats.
L’objectif est de stimuler l’intérêt des jeunes pour les carrières scientifiques en les plaçant dans une situation de recherche réelle.
Aujourd’hui, tous les élèves avaient hâte mais il faudra encore patienter jusqu’au mois de mai !
A suivre...